Emna Ben Hamza, 22 ans, volontaire au Croissant Rouge Tunisien, leadership des jeunes

 

par Emna Ben Hamza, 22 ans, volontaire au Croissant Rouge Tunisien

Pour moi, le leadership c’est le fait d’être passionné et de tout mettre en œuvre pour partager sa passion avec les autres pour une cause noble.
J’avoue que je suis optimiste quant au futur du “youth leadership“, car, jusqu’à présent, j’ai toujours eu l’impression qu’il ne s’agit que d’un slogan et que les jeunes ne font que suivre sans participer aux prises de décision sur des sujets qui les concernent.
J’aimerais vous raconter l’expérience de mon pays. Depuis plus d’un an, les jeunes n’ont cessé de prouver qu’ils sont capables de créer le changement. En effet pendant les événements qui ont touché le pays (arrivée de millier de réfugiées sur les frontières, la grande vague de froid et les inondations…), ils ont été à chaque fois les premiers à se mobiliser en faisant des collectes dans leurs écoles, lycées et universités.

Il faut aussi signaler qu’à chaque fois internet a joué un rôle important dans ces grands élans de solidarité. Grâce aux réseaux sociaux, les jeunes sont plus concernés par ce qui se passe autour d’eux et sont plus sensibles à la douleur et la détresse de leur prochain.

Ce changement de comportement de mes pairs est surtout dû à un facteur important qui règne en Tunisie. Depuis que les jeunes se sont rendu compte qu’ils sont capables de faire la différence, ils ont plus confiance en eux et n’ont plus peur de prendre des initiatives et de laisser libre cours à leur créativité.

Me concernant, je ne me qualifie pas vraiment de «leader». Néanmoins, je pense que le fait de donner l’exemple et d’honorer l’emblème du mouvement est une obligation.

J’ai une passion particulière pour le secourisme. À chaque fois qu’une occasion se présente, j’essaie de partager cette passion avec les gens que je rencontre. Je publie des photos sur mes profils Twitter ou Facebook. J’incite les gens à prendre des cours de premiers secours en leur expliquant qu’ils peuvent aussi sauver des vies, même s’ils ne sont pas médecins ou infirmiers.

Au fond, chacun de nous est un leader. Il suffit d’être bien imprégné par les principes et valeurs de nos Sociétés nationales, d’être toujours à l’écoute des problèmes de sa communauté, et, surtout, de n’avoir peur ni des critiques ni d’apprendre des autres.